Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 19:47

On quitte Sidemen en Bemo jusqu'à Klungklung puis on prend un mini bus public jusqu'à et enfin un autre bus qui nous avait dit aller à Kuta et qui nous a bien entubé car on a payé très cher (pour le pays) pour qu'en plus il nous laisse en bord de route! On a marché un peu puis pris un taxi pour rejoindre le quartier de Legian que nous avions sélectionné pour passer nos trois derniers jours. On a visité beaucoup d'hotel car on voulait se faire plaisir et profiter d'une atmosphère agréable comme à Amed, mais apparement cela n'existe pas dans le 'Kuta Legian'. Notre meilleur compromis sera donc Adus Beach. Kuta-Legian, n'est vraiment pas le genre d'endroit que l'on aime, trop occidentalisé, on ne retrouve plus Bali dans tout cela. En plus j'ai mangé un poisson pas bon et j'ai le bide en vrac! Bref ça va bien se passer! Le lendemain, on s'échappe et partons à la découverte de la presqu'île de Bukit à moto. C'est de toute beauté. L'océan indien s'écrase sur les falaises, le temple d'uluwatu, les surfeurs (ici de vrais sportifs) expérimentés qui partent à l'assaut de vagues magnifiques sur ce site exceptionnel. On est amoureux du site et surtout déçu de devoir rentré sur Legian le soir; nous aurions du terminer le séjour ici, c'est tellement grandiose et calme. Les plages de la presqu'île sont les plus belles qu'on ait vues à Bali. A l'est de la presquîle, une mer calme et à l'ouest une mer déchainée affrontant sans relache les falaises de Bali. Whaou...


On va boire un verre sur la plage de Jimbaran devant le coucher de soleil. La seule ombre noir au tableau de la journée sera Mr Sidawu, policier verreux, qui nous aura racketé 200 000 roupies sous prétexte qu'on s'est arrêté au feu vert (en fait, on s'était mis sur le côté de la route pour vérifier sur la carte où on devait aller!). On n'était pas les seuls, à notre départ, deux italiens se faisaient arrêter : ça doit être rentable, policier (biensûr, cela s'est déroulé à Kuta). Sans commentaires !
Dimanche, Stéphane s'essaye au Moray sur les vagues de Kuta, on se repose, la journée passera vite à ne pas faire grand chose...Quelques magasins, la plage, restos...

Par An'So & Stéphane - Publié dans : Récit de voyage
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 22:35

A Amed, il semble impossible de négocier : on nous demande tout de même une sacrée somme pour faire 40 malheureux km! On prend donc la décision de faire ce trajet avec les transports locaux. De Amed à Culik, ce sera un balinais en pick-up qui nous prendra en stop. De Culik à Amlapura, on prend un premier bémo. Puis il n'y a pas de bémo qui va à Sidemen, nous devons donc en chartériser un : tout cela après de longues négociations! En arrivant sur Sidemen, on croit voir la pancarte de l'hôtel où on souhaite aller : on quitte notre Bémo et grimpons à pied une grande côte pour rejoindre la réception. Un des employés nous apprend alors que la nuit coute 600 000 roupies, soit environ 40 euros! C'est tout simplement hors de prix (de moins des nôtres!). On repart et à notre grand désespoir, on marchera plus de trois quart d'heure pour rejoindre le centre du village. L'occasion tout de même de quelques rencontres, mais, c'était fatiguant! Nos sacs sont bien lourds! On ne trouve pas d'hôtel dans le centre et très peu d'activité. On s'assoit, il est deux heures et cela fait trois heures qu'on est parti. On se demande bien si on va rester à Sidemen. Finalement, Stéphane se rend compte que l'hôtel où nous étions allés n'était pas le bon et que celui-ci se situe en fait plus bas dans le village. Je demande alors à une jeune fille de m'y déposer en moto : difficile de me faire comprendre, mais c'était marrant! Finalement, pour 225 000 roupies , en demi pension (!) nous atérrirons à l'hôtel Lihat Sawah surplombant de magnifiques rizières au calme le plus total. Cela aurait été vraiment dommage de ne pas rester. Sidemen est très paisible, on apprécie cet endroit. L'après-midi, on part pour une petite rando, découvrant de ci, de là, le quotidien des balinais des campagnes. Les hommes se lavent dans la rivière, un peu plus loin, ce sont les femmes avec les enfants. Les balinais ne sont pas pudiques et rient en nous voyant un peu génés de les déranger par notre passage. Tout à l'air si serein et si harmonieux. On se sent vraiment bien. Encore un temple (familial) et une cérémonie en préparation : on nous propose de revenir le soir mais finalement, ce soir là, après quelques minutes de marche dans la nuit, nous rebrousserons chemin, en nous disant que nous ne serions à notre place à cette cérémonie.


Le lendemain, nous louons une nouvelle moto et nous rendons au temple le plus vénéré de Bali : Besakih. L'endroit est immense, il y a des cérémonies qui se déroulent en plusieurs endroits et toujours autant de chiens errants! D'ailleurs j'ai bien cru que j'allais me faire bouffer quand 6 ou 8 chiens se sont approchés de moi et ont commencé à aboyer. J'ai perturbé la cérémonie d'à côté, les balinais sont venue à la rescousse : je ne faisais pas la fière! Pour la première fois, nous ne ressentons pas de sérénité dans ce temple. Il est sale, les rabatteurs sont prêts à tous  les mensonges pour nous faire visiter les lieux, ce ne sera pas notre endroit préféré. On poursuit notre route nous arrêtons de ci de là, au gré de nos envies. On sarrête à un marché, dans un petit village bien animé par une cérémonie en préparation et un combat de coq en cours... On arrive à Bangli où on visitera le temple  Kehen. On repart jusqu'à Klungkung et visitons le palais de justice, encore un bel endroit aux fresques étonnantes! Ces fresques décrivent les supplices qu'on faisait subir aux coupables de l'époque. De retour à Sidemen, on profite d'un beau coucher de soleil sur les rizières et allons nous coucher tôt : comme d'hab!

 

Par An'So & Stéphane - Publié dans : Récit de voyage
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 14:25

Notre voiture avec chauffeur passe nous chercher à 7 heures. OK ce n'est pas très routard tout cela mais on a preféré cette solution plus rapide aux des bus locaux qui nous auraient infligé un trajet avec au moins 3 changements et, pour arriver à destination, un trajet en moto taxi, avec les sacs-à-dos! On s'est dit que c'était moyen prudent! Serait-ce qu'on vieillit? Sur la route, nous faisons deux ou trois arrêts pour visiter des temples dont un assez amusant avec un cycliste sculpté sur une des façades! Il paraît que cela date des années trente : un hollandais avait visité Bali à Vélo. En hommage à son passage, les balinais du village ont fait une sculpture de cette personne sur son vélo ! Un autre temple nous marque par sa beauté, il est situé au Nord est de l'île et fait parti des plus importants de l'île. En fait à Bali, il y a 9 temples importants : un à chaque point cardinale et un au centre de l'île. Par exemple, celui du sud-ouest est Tanah Lot. Nous arrivons sur Amed et suivons les bons conseils de notre chauffeur en ce qui concerne l'hôtel. Ce sera donc l'Amed Café qui sera notre refuge pour les trois prochaines nuits. Un très bon plan : 250000 roupies (16 ou 17 euros) pour un chalet sur la plage avec vue sur mer et terrace. A l'étage, une chambre spacieuse, lit à Baldaquin et en bas, une salle de bain balinaise avec pierres apparentes... Whaou, la classe! Bref, on déjeune et on flémarde un peu... On se baigne dans les eaux chaudes de cette partie du monde, on fait un peu de snorkelling et decouvrons un joli petit aquarium à quelques mètres du bord. Vers 15h30, la bougeotte nous reprend, décidément, on ne tient pas en place. On loue une moto et allons au "Japanese Wreek" : une épave de la seconde guerre à 5 km de l'hôtel et quelques mêtres du bord! Malheureusement, comme on y est allé en fin d'après midi, la visibilité n'était pas excellente. Cela étant, on prend quand même beaucoup de plaisir à barbotter et photographier les poissons tropicaux. En fin d'après midi on rentre au chalet, la nuit tombe vite à Bali : 18h et c'est déjà nuit noire! On bouquine un peu, allons diner. On se couche tôt, comme d'hab!

   


Le lendemain, on loue à nouveau une moto et partons à Tulamben pour faire un peu de snorkelling autour d'une superbe épave, là encore à quelques mètres du bord. C'est l'épave du Cargo américain de 120 mètres : le Liberty. Il a été coulé par un sous-marin Japonais en 1942. A l'origine, une fois torpillé, il avait finit par s'échouer sur la plage. Ce n'est qu'en 1963, qu'il est retourné dans l'eau grâce à une éruption volcanique du Mont Agung. Une coulée de lave l'a repoussé en mer! Le site est fabuleux, on n'y a pas plongé, c'est un peu dommage, il faudra qu'on y retourne un de ces jours! Rien qu'en snorkelling, c'était magnifique, le site est immense, les poissons nombreux, vraiment chouette!
Après cette pause mer, on reprend la moto pour Tirtagangga (qui signifie eau du gange). Seulement à une dizaine de km d'Amed, notre guide indique qu'il s'agit de l'endroit où les rizières sont les plus photographiées. Cela n'a rien d'étonnant, on y découvre un paysage superbe. Là encore, à chaque virage, c'est à couper le souffle. On mange dans un resto japonais très sympa! On n'oubliera pas les toilettes, perchés sur une colline, avec une grande ouverture qui permet de contempler le paysage pendant qu'on fait ses petits besoins! Ensuite, on part pour une promenade à pied au milieu des rizières qui s'avèrent être un véritable labyrinthe! De haut, cela à l'air facile mais une fois dedans, ce n'est pas évident de trouver son chemin! Heureusement que les paysans balinais étaient là pour nous aider! On poursuit notre balade vers le Water Palace.  Edifié par le Radja Tamlapura au XXième siècle, ce site est paisible et agréable avec ses bassins, les statues, les jardins... Stef se baigne, puis après une petite averse, on redécouvre le site avec de nouvelles couleurs : la pluie a lavé le ciel, c'est encore plus joli. En fin d'après midi, on rentre a Amed, encore une belle journée de passé.

Par An'So & Stéphane - Publié dans : Récit de voyage
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Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 13:58
Nous posons nos sacs dans un hôtel avec une super belle piscine et partons voir un beau coucher de soleil en savourant une Bintang (bière locale). On comprend d'ailleurs aussi pourquoi quasiment tous les hôtels disposent d'une piscine : la plage est assez sale et peu avenante, peut-être aussi que nos esprits étroits ne sont pas habitués au sable noir. Bon on va se coucher pas trop tard car demain matin, lever prévu a 5h30; décidement vivement que l'on rentre pour se reposer !
6H00, notre capitaine du jour vient nous chercher pour nous conduire à l'inévitable traque des dauphins. Nous n'étions pas les seuls, au moins une cinquantaine de Prahus (embarcation  colorée ressemblant à un catamaran avec ses deux longs bambous latéraux). Notre traque sera fructueuse, nous avons eu la chance d'admirer des dizaines de dauphins en train de petit-déjeuner. Belle ballade, avec en prime le sunrise !

De retour à l'hôtel, nous nous prelassons un bon moment dans la piscine mais peu avant midi la bougeotte aiguë nous reprend et nous voilà partis sur une nouvelle moto pour aller à la découverte des montagnes environnantes. Notre loueur de moto nous conseille d'éviter une route pour rejoindre Munduk...mais bien sûr nous nous sommes perdus et finalement retrouvés dessus ! On ne regrettera pas, la moto peut-etre (route très pentue, un peu sinueuse et défoncée par endroits) ! Mais quel spectacle de la nature façonnée par l'homme, des rizières à chaque virage, des girofliers, des cacaoiers... et aussi que de rencontres, de 'helloooo' des autoctones peu habitués aux touristes. C'est ça qui est top à Bali, il suffit de faire un kilomètre à l'écart des circuits touristiques classiques pour voir le quotidien des balinais...(nous avons vu plusieurs femmes vêtues d'un simple sarong et seins nus vaquer à leurs occupations). Sur la route du retour, nous faisons une halte à l'Air Panas de Banjar (hot springs très prisées des balinais), l'eau descendant des volcans est très relaxante, l'endroit aussi. L'occasion de répondre aux nombreuses questions des Balinais ; 'Where you come from?' ; 'How long in Bali?', 'Where you stay?'; 'First time in Bali?'. Lovina aura donc été une étape bien agréable. Le lendemain, lever 6H30 pour rejoindre Amed dans l'Est de l'île.
Par An'So & Stéphane - Publié dans : Récit de voyage
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Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 03:09
Comme prévu, lever à 3h45  puis petit-déjeuner (oeuf dur, pain toasté) avec les yeux pas vraiment en face des trous ! On pacte nos affaires et partons pour une petite heure de route pour rejoindre le pied du Kawah Ijen, qui veut dire Volcan de la Lune. Ce Volcan est exploité pour le souffre à Java et chaque jour des dizaines de javanais, les Pencaris, risquent vraiment leur vie et usent leur santé à extraire ce précieux souffre. Ce périlleux métier leur permet de gagner deux fois plus que le salaire moyen, soit 7 euros par jour. L'ascension dure environ une heure trente elle n'est pas très difficile lorsqu'on marche avec un petit sac a dos, mais celle-ci s'avère un enfer lorsque les Pencaris portent leurs paniers de bambous  chargés de 80 kg de blocs de souffre!  Vers le sommet, les émanations de souffre sont parfois difficiles à supporter, il nous faut nous couvrir le visage avec une écharpe humide pour éviter de respirer ces vapeurs toxiques. Du sommet, un vue sur le cratère s'offre à nous: magnifique et un peu surréaliste. Un lac couleur blue turquoise crevé par des bulles d'acide chlorhydrique et sulfurique jouxte l'endroit d'où le souffre est extrait. Ce souffre sort du cratère à l'état liquide, puis une fois solidifié, celui-ci est coupé afin d'être transporté par les Pencaris. Un travail de forçat, digne de Zola mais à Java. La descente dans le cratère est périlleuse, en ce qui me concerne, je ne me sens pas de descendre (à cause des vapeurs d'acide), par contre, Stéphane, lui, se risquera à rejoindre le point d'extraction (pour les photos, cela en valait la peine!). On redescend tranquillement ce volcan, qui culmine tout de même à 2400 m d'altitude et qui pour l'instant est préserve du tourisme de masse, vue sa difficulté d'accès (route très difficile). On rejoint notre chauffeur puis faisons route vers l'embarcadère pour rejoindre Bali. Nous arriverons à Lovina vers 16 heures, après trois heures de "public bus" pour faire environ 80 km! Vive les autoroutes françaises... ;-) Mais cela n'est pas grave, on en profite pour observer le paysage... On est un peu en retard pour la rédaction du blog, on essaie de continuer ce soir... Là on est au paradis du surfeur, Kuta, et on va s'échapper pour la journée vers la presqu'île de Bukit, qui devrait être un peu plus calme et moins pleine d'australiens buveurs de bière...
     
Lien vers l'album du Kawah Ijen
Par An'So & Stéphane - Publié dans : Récit de voyage
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